An afternoon spent drinking, life so ephemeral, the day is gone (TCS)…
To be drunk, not out of anger or sadness, but to reach that state where you see yourself separated from, yet unified with, things and people; where you have another pair of eyes; where you become philosophical and question life and its meaning; where you find yourself somewhere in the middle of here and there, between heaven and earth … Don’t get drunk so you can take your feelings out on people. Drink enough to feel the lightness in your head, and to see life though the thin veil of tears clouding your eyes.
To be drunk has such negative connotation in the american society. In my viet culture, drunken is associated with love, poems and music.
And the french, ah oui, ils sont enivrés de bonheur, de chagrin, et de haschisch… probably all at once. Watch out for retort coming soon from my dear friends CM and BL :)
Il faut être toujours ivre.
Tout est là: c’est l’unique question.
Pour ne pas sentir l’horrible fardeau du Temps
qui brise vos épaules et vous penche vers la terre,
il faut vous enivrer sans trêve.
Mais de quoi?
De vin, de poésie, ou de vertu, à votre guise.
Mais enivrez-vous.
Et si quelquefois,
sur les marches d’un palais,
sur l’herbe verte d’un fossé,
dans la solitude morne de votre chambre,
vous vous réveillez,
l’ivresse déjà diminuée ou disparue,
demandez au vent,
à la vague,
à l’étoile,
à l’oiseau,
à l’horloge,
à tout ce qui fuit,
à tout ce qui gémit,
à tout ce qui roule,
à tout ce qui chante,
à tout ce qui parle,
demandez quelle heure il est;
et le vent,
la vague,
l’étoile,
l’oiseau,
l’horloge,
vous répondront:
“Il est l’heure de s’enivrer!
Pour n’être pas les esclaves martyrisés du Temps,
enivrez-vous;
enivrez-vous sans cesse!
De vin, de poésie ou de vertu, à votre guise.”
— Charles Baudelaire (Paris Spleen, 1864)



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